La danse, un héritage

Petite histoire de ma vie

Je viens d’une famille d’artistes où se mêlent, depuis toujours, le patrimoine culturel français et brésilien. Petite, de l’autre côté de la planète, nous devions faire des recherches sur les danseurs, professeurs et chorégraphes de l’époque. Sans internet, sans photocopieuse accessible, chaque information était un trésor. Ma mère – qui était aussi ma professeure – recevait des magazines de danse de France et des États‑Unis. Je passais des heures à les découper, à classer, à chercher. J’étais imbattable.

Je disais souvent que, plus grande, je voudrais au moins balayer l’Opéra, juste pour m’approcher des danseurs et des chorégraphes. Dix‑huit ans plus tard, j’étais parmi eux : d’abord comme élève, puis comme professeure, collègue, amie. Aujourd’hui, les réunir pour ce projet, c’est plus qu’un rêve : c’est sauvegarder notre patrimoine culturel.

La danse, un héritage qui s’effrite

Parfois, l’état de la culture me rend triste. Les élèves demandent des cours qui “bougent”, qui vont vite, qui consomment le mouvement. La beauté de la danse, celle qui se construit, se comprend, se transmet, se meurt petit à petit.

On parle beaucoup de sport. Les supporters portent leurs équipes, dépensent des fortunes pour un match, pour un tee‑shirt. Pourquoi n’avons‑nous pas le même engouement pour la culture, pour la danse ? Cette discipline n’est pas seulement une activité de loisir : c’est notre patrimoine, notre héritage.

La Rencontre : un acte de transmission

La Rencontre Internationale de Danses d’Angers ramène à Angers les grands professeurs, les Maîtres, ceux qui ont façonné des générations entières de danseurs. Les réunir ici, dans cette ville où j’ai construit ma vie, c’est honorer ce que j’ai reçu et le transmettre à mon tour.

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